Les aphorismes

 

Il est urgent de dissoudre le ministère de la culture, pour le transformer en ministère du patrimoine. De quel droit des fonctionnaires peuvent définir ce qu’est l’art vivant. Ce qui est vivant n’a pas besoin d’approbation et de référencement, pour exister. L’art vivant est imprévisible, laissons le pousser en dehors de nos shémas et représentations. Fonctionnaires de l’art de tous les pays……, fonctionnez, mais ne rentrez pas dans un monde d’art et de vie qui dépasse votre fonction, ou alors entrez y avec votre humaine sensibilité. Occupez vous plutôt de l’art ancien et du patrimoine qui ont besoin cruellement de la protection de nos impôts.

L’insatisfaction dans la pratique artistique est utile, mais elle ne doit pas être cultivée.

La peinture est la continuation de l’oeuvre de la Nature à travers la conscience humaine.

Je vends donc je suis.

En peinture seul le chemin compte. Le but est contenu dans le chemin.

Lorsque l’on regarde un arbre pour le dessiner, pendant un « millième de seconde », nous voyons un arbre. Après ce millième de seconde, nous voyons seulement l’image de cet arbre.

Peindre sans pensée, ne veut pas dire peindre avec une pensée obscurcie.

L’esthétique est la politesse du peintre.

Etre indifférent au succès ne veut pas dire qu’il faut le fuir si il arrive naturellement

Méfions nous des lignes droites, elles sont, comme le disait le peintre Hundertwasser, des lignes malades qui rendent malade

Toute oeuvre, même imparfaite a une importance, car de rien, elle devient une réalité qui s’enracine avec le temps.

L’oeuvre terminée est le témoin d’une démarche, elle est utile et importante lorsqu’elle est regardée avec simplicité et humour. Un peu comme l’alpiniste fait une photo depuis le sommet qu’il vient d’escalader.

Peindre sans avoir envie d’être peintre est une bénédiction.

Peindre de manière routinière est une énorme perte de temps et un gaspillage, car l’énergie s’avachit et s’engloutit dans des objets encombrants.

Le peintre professionel est un commercant qui croit toujours qu’il est un modèle d’esprit, alors qu’il a trahi son impulsion première. L’art contemporain est un académisme, une usine à gaz, un système idéologique au service d’un système totalitaire qui a pour but de détruire l’art.

L’art est très dangereux pour les systèmes, car il tend à l’assouplissement de l’Esprit, à la clarté des consciences. L’homme libre en devenant l’artiste de sa propre vie est évidemment un danger pour tous ceux qui ont besoin de sa peur, de sa soumission.

Pour détruire ces systèmes il suffit, par notre indifférence, d’arrêter de les nourrir.

L’artiste qui se vend à ces systèmes est un double collabo, il sera rasé deux fois.

Si vous ne vous réveillez pas la nuit pour penser à vos tableaux, si vous pouvez sans effort quitter votre travail, faite autre chose

L’art dit contemporain est une usine à gaz, un académisme au service d’un système idéologique qui a pour but de détruire l’art.

Pourquoi veut-il détruire l’Art?
Parce que l’art authentique amène l’individu vers la liberté. Agir à partir de son propre centre et de sa conscience est incompatible avec la soumission volontaire exigée par le système.

De la même manière que des herbes folles finissent avec le temps par fissurer les bétons les plus épais, la puissance de la vie artistique est tellement énorme, qu’aucune force ne peut l’empêcher de jaillir.

L’art est :
– Une démarche de l’Esprit, (intuition, inspiration)
– Une démarche de connaissance, (intellect)
– Une démarche de savoir faire, d’énergie, (la pratique)
– Une démarche sociale,économique. (oeuvre)
Cette intégration globale et équilibrée de tous ces niveaux en même temps dans la sphère individuelle rend l’homme solide, indépendant, interdépendant, et contribue à sa liberté.

Le talent crée la richesse, mais la richesse ne crée pas le talent.

L’artiste véritable peut facilement vivre dans l’anonymat. Par ses oeuvres et ses actes, il incite les gens à devenir les artistes de leurs propres vies. C’est sa vraie mission. Le faux artiste est obsédé par son égo, il veut être une « vedette », et ainsi dire à tout son public « l’artiste c’est moi, pas vous ». Il privatise l’art.

Privatiser l’art est aussi grâve que privatiser l’air ou l’eau.

Le vedettaria est le cimetière de l’art.